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 [Mournblade] récit d'une crapule

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MesquinMan
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MessageSujet: [Mournblade] récit d'une crapule   28.10.13 18:05

[Mournblade 1] Les Ennemis de mes Ennemis I
04/10/13 Joueurs: antoine, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Vous avez déjà pris une enclume sur la tête? Ou bien un cheval au galop de plein fouet? Ben quand je me suis réveillé, c'est l'impression que j'avais. Je m'appelle Mac et j'exerce la misérable profession de soldat de fortune. Je vends mon épée contre de l'argent et, cela, depuis que j'ai l'âge de pisser debout. J'aurais du mal à vous en dire plus sur moi car, pour le moment,  c'est à peu près la seule chose qui me sois revenue. Ah oui, je me suis aussi souvenu de la tête du gars qui a réussi à me mettre hors service. Je suis pas sûr que ça se soit fait à la loyale… Il a dû me trainer longtemps et loin… Revenons-en à mon crâne et à la centaine de marteaux en train de le briser. Autour de moi, des chaînes et du bois. Ca tangue sévère. L'odeur autour de moi… Pas de doute, on est sur un navire. Je m'aperçois que je ne suis pas le seul à bord. Autour de moi, des mecs crasseux, enchainés  et affamés. Je saisis le plus proche, le secoue comme un prunier et lui hurle dessus. Sans aucune réponse de sa part, je lui envoie mon poing dans la gueule… Ca soulage. Je fais le tour et essaie de discerner à travers les ombres. Il ne semble pas y avoir d'équipage et l'eau s'engouffre à gros bouillons à travers la seule issue visible.  Je fais connaissance avec mes camarades d'infortune, en tout cas avec ceux en valant la peine : un certain Corwen, plutôt costaud, parlant bien. Un autre qui parle pas mais qui a un regard de fouine. Un grand pâle qui fait semblant de dormir et une mignonette à qui j'ai enlevé la tête de l'eau. Elle s'appelle Liliana. Comme Corwen, sa façon de parler laisse peu de doute sur ses origines. Bizarre… Si j'ai ma place sur un navire esclavagiste, j'ai un doute pour ces deux là…

Voilà que ça bouge au-dessus de nous. Un grand marin noir armé d'une hache se pointe en bas et nous crie un truc du genre "Aidez ou crevez!" tout en brisant l'une des deux chaines. En grand veinard, c'est la mienne. Je remue les gars encore attachés avec moi et je me dirige vers la sortie. Je suis obligé de trainer tous ces déchets mais je repère un trousseau de clés accroché à un clou et je m'en empare. Je choisis une clé et la fortune est de mon côté. Ca s'ouvre. Je m'arrête un instant et, après réflexion, je jette le trousseau à Liliana. Je monte quelques marches et j'atteins le pont supérieur. On dirait bien que Lhassa et Straasha se font une scène. Le navire ne tiendra pas. Les marins sont tous attachés à ce qu'ils peuvent. Le grand marin noir passe par dessus bord, sa hache avec, dommage… En bas, on s'écharpe pour sortir en premier. Quand le mât principal se brise, on a tous compris que le naufrage est inévitable. On s'accroche comme on peut et quand je tombe à l'eau, je tente de maintenir ma caboche là où il y a encore de l'air. Je suis épuisé. Je perds conscience sous l'effort. Je me réveille. Je suis sur du sable et un crabe essaie de bouloter mon doigt. Je m'évanouis à nouveau: ça devient une habitude…

Nouveau réveil, nouveau décor. Nous sommes dans une cage de bois au milieu d'un village. Corwen, Liliana, la Fouine et le Pâle sont aussi là. Il y aussi trois marins, un vieil homme et une gamine. On observe rapidement les environs. Pas loin de nous, les villageois  font cuire une pièce de viande avec deux bras et deux jambes. Nous sommes tombés sur des cannibales… Quelques hommes surveillent notre cage. Ils sont armés de lances et ne semblent pas très malins. Faut dire que bouffer les siens, c'est pas bon pour la tête parait-il. On en profite pour faire connaissance : le pâle se nomme Obarian et je suis quasiment certain que c'est un sang mêlé. Les marins sont des esclavagistes de Pan Tang et ils ne savent pas la raison de notre présence à bord. Ils mentent peut-être mais ce n'est pas le moment de m'en assurer. Le vieux a la gangrène et la gamine s'appelle Arda Dremis. C'est la fille de Nastelian le Terne, un marchand ou un diplomate, je crois. En plus d'être des cannibales, nos hôtes sont des naufrageurs. Ils attirent les navires grâce à un feu au pied d'une vieille tour melnibonéenne.  Liliana tente de communiquer avec nos geôliers. Elle ne fait que les énerver et ils jettent leur lance à travers les barreaux. Ca me donne une idée. J'encourage Liliana à continuer à les asticoter. Quand la lance repasse à travers les barreaux, je m'en empare. Corwen vient me filer un coup de main. On arrive même à en blesser deux. Avec le fer de la lance, il nous faut quelques instants pour ouvrir la cage. Une fois dehors, on se décide à rejoindre la tour. On laisse le vieux sur place: il est mort ou le sera bientôt. Corwen semble s'être attaché à la gamine. Honneur ou opportunisme? En arrivant, c'est la déception. L'escalier est en mauvais état. Il est impossible d'atteindre le sommet. Nous sommes au bord d'une falaise. Le village domine une forêt ainsi qu'une plage en contrebas. Soudain, les sauvages sont de retour. Ils sont plus d'une trentaine et leur chef est une montagne de muscles. On décide de contourner le village le plus discrètement possible pour rejoindre la forêt mais nous sommes une dizaine, c'est peine perdu. Ils nous repèrent et c'est l'heure de courir. On peut pas dire qu'on soit tous des athlètes. Les derniers se font rattraper et massacrer. Ca laisse un peu de répit aux suivants. J'arrive à atteindre l'orée de la forêt. Je balance ma lance sur le gros lard avant qu'il ne s'écrase sur Obarian. A charge de revanche, petit gars. J'ai pas fait les comptes mais quand le groupe arrive à semer les fous furieux, nous ne sommes plus aussi nombreux…


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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   21.11.13 21:43

[Mournblade 2] Les Ennemis de mes Ennemis II
01/11/13 Joueurs: antoine, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Il nous faut crapahuter maintenant à travers les bois. Les sauvages poursuivent la chasse mais ils se dispersent et n'arrivent pas à mettre la main sur nous. On finit par se retrouver au pied d'une élévation, peut-être un volcan. Pendant que Liliana et moi grimpons pour essayer de comprendre où on se trouve, la Fouine va chercher à manger. On est bel et bien piégé sur une île. Le fait que les cinglés se bouffent entre eux me laisse peu d'espoir sur la qualité de la nourriture locale. Quand on redescend, la Fouine a trouvé de la bouffe en grande quantité. Il s'appelle Vessiar et je retiendrai son nom : un mec capable de te nourrir n'importe où ça se garde. On a entendu une cascade pas loin. On a soif et le groupe se met en route. La gamine est toujours à nos basques. Elle a de la chance de ne pas s'être fait boulotter. Il reste aussi trois marins en vie. Avec Corwen et Obarian, nous sommes encore neuf.
On a trouvé un lac. Manque de pot, les nombreuses traces laissent à penser que les congénitaux s'abreuvent ici aussi. Obarian, qui ne manque pas de ressource le bougre, nous dégotte un joli promontoire rocheux caché derrière la cascade. C'est bruyant mais ça nous servira de toit pour la nuit. On s'endort après avoir convenu de faire des tours de garde. Je me réveille au matin sans avoir dû faire le chien de garde, merci les gars! Les dégénérés sont juste au-dessus de nous. j'aimerais bien leur coller une dérouillée mais les autres préfèrent la jouer discrète. Au bout de quelques instants, ils disparaissent. Nous ont-ils entendus ou pas? Difficile de le dire… C'est alors qu'un gars débarque dans la grotte. Il chuchote et veut qu'on le suive. Je le colle au mur pour lui apprendre à frapper chez les gens. Il prétend s'appeler Karas et venir du même bateau que la gamine. Celle-ci semble aussi heureuse de voir ce type que moi les usuriers. Il prétend avoir une planque et comme il semble qu'on se soit fait repérer autant le suivre. Il nous emmène vers les falaises au sud et nous indique le chemin de sa garçonnière: une vulgaire grotte creusée dans la roche. On en profite pour faire une pause.
Karas rentre vite dans le vif du sujet. Il veut que l'un d'entre nous fasse diversion sur le volcan pendant que les autres s'emparent d'une barque dans le village. Vessiar nous confirme son existence. Là, la gamine prend la parole et c'est un flot d'insultes qui sort de sa bouche. Devinez quoi : la gamine est possédée par un démon. Il prétend se nommer Nanarak et avoir été jeté de force dans le corps d'Arda. Karas l'aurait enlevée à son père mais on ne sait pas trop pourquoi. Nanarak aussi nous propose un deal : un rituel au sommet du volcan. il suffit juste de verser un peu de sang de la gamine au sommet du volcan et direction le plan infernal de Nanarak. Il nous donne sa parole de démon qu'il nous mènera alors où on le veut.
Entre temps, on s'aperçoit que Vessiar n'est pas revenu de sa chasse et c'est un marin terrorisé qui nous apprend qu'il s'est fait chopper par les bouffeurs de viande humaine. J'ai pas envie de perdre notre trouveur de bouffe. Corwen veut aussi venir. Avant de partir, Obarian nous lance un sort (tiens, un sorcier…) du genre "on est quittes". On se lance à la poursuite des kidnappeurs. A mi-chemin du village, on tombe sur les chasseurs. Ni une ni deux, on se les fait. Faut dire que quand ils arrivent à nous filer un coup, ça leur retombe sur la gueule… Sympa, les magouilles d'Obarian. On rentre rapidement avec la Fouine.
Alors voilà la situation… Soit on suit le plan de Karas : on pique la barque, on se retrouve en mer et on espère que les vents vont dans le bon sens. Soit on suit le plan de Nararak : on saigne la fille gentiment, on va chez Nanarak, celui-ci tient parole (ah! ah!) et nous renvoie chez nous… Mouais, je crois que je vais aller me faire le colosse et devenir roi du volcan, ça me parait encore le plan qui craint le moins…


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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   26.12.13 9:11

[Mournblade 3] Les Ennemis de mes Ennemis III
22/11/13 Joueurs: Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Bon… Alors… Où en étais-je? Ah oui. Pendant que tout le monde discute pour savoir comment on va clamser, on s'aperçoit que Vessiar a bien pris sur le ciboulot et qu'il n'est pas prêt de donner son avis sur la situation : ça en fait toujours un de moins. Liliana, elle, finit par apercevoir un navire. Elle a une bonne vue la poulette… Un moment, on parle d'allumer un feu mais le risque de se faire repérer par les cannibales est trop élevé. de toute manière, le navire se dirige déjà vers l'ouest de l'île et la tour melnibonnéenne. On s'aperçoit que quelque chose s'agite dans les broussailles. Après quelques coups de lance, un homme finit par sortir. Encore un sur qui je vais pouvoir passer mes nerfs. Avant de le bastonner, on le laisse parler. Il dit venir de la même cale que nous et s'appeler Zikar. Mouais… Peut-être… En tout cas, il ne ressemble pas à un bouffeur de chair humaine... Le groupe a finalement pris sa décision : on va suivre le plan de Nanarak. Karas nous souhaite bonne chance pour la suite. Les marins préfèrent tenter leur chance ailleurs, je les comprends. On se dirige vers le sommet du volcan. J'ai Vessiar sur l'épaule pendant que Corwen fait les yeux doux à sa belle. Là haut : la vue est belle. Le mystérieux navire a jeté l'ancre et des hommes atteignent la plage à l'aide de barques. Les sauvages se ramènent aussi et la boucherie commence. Le navire porte les couleurs de Donblas le Justicier. Il n'est pas certain que des serviteurs de la Loi apprécient grandement ce que nous soyons en train de faire. On envisage un moment de leur livrer la gamine mais Karas nous a peut-être déjà balancés.
On se dépêche de préparer le rituel. Pendant ce temps, les cannibales ont perdu et un groupe d'hommes armés se dirige vers le volcan. Nous n'avons plus beaucoup de temps. Après avoir tracé un cercle avec le sang de la gamine, le démon nous explique que la sacrifice d'Arda accélèrerait grandement le processus et faciliterait sa réalisation. Ca me parait sensé. Je pars briser le cou de la gamine quand le reste du groupe s'interpose. J'insiste pas… Je ne suis pas savant mais tout le monde sait que quand on veut traiter avec des démons, ça va saigner, ça va saigner beaucoup… Le rituel s'éternise. Zikar, doté de pouvoirs, assiste Obarian. Ca sue à grosses gouttes. J'y crois pas, le démon non plus. Il me demande une dernière fois de tuer son corps d'accueil. Je fais un pas en avant et Corwen s'interpose. Je jette Vessiar en dehors du cercle en lui demandant de choisir. Corwen ne bouge pas: son fameux sens de la chevalerie doit manifestement s'arrêter en dessous de la ceinture. Bon joueur, je me tiens à carreau. Bref, sans surprise, le rituel échoue dans un grand plop de sang… Obarian et Zikar s'écroulent. Comme si ça ne suffisait pas, un automaton apparait au-dessus de nos têtes. Il a la forme d'un griffon et n'est pas du tout, mais alors pas du tout content… Je prends mes jambes à mon cou, Liliana aussi. Corwen est un imbécile mais un imbécile courageux : il se jette sur le griffon qui lui rend la politesse en l'étalant. Une créature d'eau se jette alors sur l'automaton. Zikar a des talents cachés. les deux créatures s'affrontent et l'ondine l'emporte.
On a le droit à quelques minutes de calme avant que les serviteurs de Donblas fassent leur apparition. Nanarak n'a manifestement pas l'intention de se laisser capturer. Il fait éclater son enveloppe de chair (c'est Corwen qui va être déçu…) et se jette sous sa véritable forme sur les hommes d'armes. Le massacre est intense et total. Pourtant, le démon est en mauvaise posture, quelque chose cloche. Il finit par s'écrouler agonisant. Il ne reste en face qu'un seul homme : un prêtre ou un jeteur de sort. Il nous regarde. On le regarde. Il fuit. Je le course et je le plaque au sol (ça devient une habitude). Je l'assomme avec quelques coups de poing.
A son réveil, il nous informe être une ponte dans son temple. Je lui fait promettre de nous emmener à bon port jusque chez lui. On verra si il a de l'honneur… ou pas… Bref, retour vers la civilisation!


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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   16.05.14 15:59

[Mournblade 4] La Belle et le Voleur
14/02/14 Joueurs: antoine, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Les serviteurs de Donblas nous ont peut-être pas fourni les meilleures cabines dans leur rafiot mais ils ont tenu parole et nous ont ramené à bon port ou plutôt à Bakshan. Sans un rond, nous voilà obligés de quémander l'aide d'un temple de la miséricorde et de ses prêtresses.  Au final, avec nos tronches, il n'y avait que Vessiar et moi pour pas détoner dans le décor… Il fallait trouver du boulot. Ce qui est bien avec les Seigneurs de la Loi, c'est qu'ils aiment écrire, tout écrire même les heures où ils ont le droit de chier… Ca tombait plutôt bien pour Lili douée pour la plume. Bien entendu, il faut se faire une place au milieu des autres scribouillards. Ca tombait plutôt bien pour moi : j'adore faire de la place. Bref, avec notre petit association, on roulait pas sur l'or mais on avait de quoi vivre à l'auberge. Obarian, quant à lui, s'est mis à arpenter les marchés de Bakshan. Il y a fait une découverte intéressante : notre équipement se trouvait dispersé au milieu des étals chez divers marchands. N'ayant pas vraiment de preuves que le matos était à nous, les commerçants ont refusé de nous le rendre. Ils ont quand même accepté de nous donner le nom du fourgue : un certain Corusian, un porte-poisse de la pire espèce d'après les rumeurs. Dans le même temps, on apprend que Myriel de Lormyr cherche partout sa fille Doria. Décidément, ils font pas beaucoup attention à leur progéniture dans le coin. Bref, pendant que certains d'entre nous s'intéressent à cette histoire d'autres recherchent Corusian. A force de persévérance, on finit par savoir de quel côté il crèche. On tombe sur une vieille bicoque mais le larron a de bonnes jambes. Dès qu'il nous repère, il s'enfuit par les toits. Après quelques chutes peu flatteuses et quelques tuiles brisées, on finit par le choper. Devinez avec qui on l'a trouvé : la donzelle disparue. Apparemment, il se la jouait couple tragique. On décide de briser leur belle histoire et de renvoyer la gamine chez son père avec au passage une belle prime. Quant au Corusian, je regrette presque de lui avoir fendu la gueule. C'est un pleurnichard fini mais il connait plein de monde en ville et ça, ça va pouvoir me servir. Corusian a aussi compris, enfin je l'espère pour lui, l'intérêt d'avoir une armoire à glace comme moi dans les parages. Je lui ai payé une bonne bière et tout est arrangé. Avec l'argent de la récompense, on a pu récupérer notre équipement. Ca va beaucoup mieux depuis. Corusian a craché le nom de celui qui lui a refourgué nos affaires : un certain Daromir à moins que ce soit Jocelyn le Laineux… Quoi mon histoire elle est pas claire, tu le veux mon poing dans la figure. Où est-ce que j'en étais?


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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   23.02.15 9:43

[Mournblade 5] Jugement
16/05/14 Joueurs: antoine, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Fait pas chier, Corusian. J'ai pas bien dormi cette nuit. Comment ça, tout le monde m'a entendu ronfler? Je te dis que j'étais pas là cette nuit. Où est-ce que j'étais? Mais j'en sais rien. J'ai une tête de géographe peut-être? Si tu veux tout savoir, j'ai rendu un jugement. Enfin, pas vraiment parce que les dés étaient pipés. On a juste servi de faire valoir à un guignol qui se prenait pour un juge. Alors le mec qui avait rien à voir dans l'histoire, il a été condamné et les vrais responsables s'en sont tirés. Au fond, je vois pas pourquoi ça m'étonne. C'est toujours comme ça. Heureusement pour moi, tu me diras. Hé! Hé! Non, je t'en dirai pas plus. de toute façon j'ai déjà oublié... Va me chercher de quoi bouffer, je crève la dalle après tout ça... Et une putain aussi. Là-bas, ils savaient pas ce que c'était...
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   23.02.15 15:37

[Mournblade 6] Le Roi des Gueux - Introduction
19/12/14 Joueurs: antoine, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, yannick


Ah! Corusian! Vous vous rappelez de ce fouteur de merde patenté. On raconte que sa mère a accouché sous une échelle et que trois chats noirs sont passés entre ses guibolles alors qu'elle était en train d'expulser son rejeton. Le fieffé coquin... Où qu'il passe, ça finit mal... Dans une taverne, faut toujours qu'il marche sur le pied du plus costaud. Quand il trouve un boulot, son employeur finira toujours par le regretter... Un porte-guigne de la pire espèce. Je l'adore!!! Les soirées avec lui sont un vrai bonheur. Ca castagne dans tous les sens et tu ne t'ennuies jamais. Quand on va au bordel, il choisis toujours la fille la plus vérolée. Tu prends celle dont il veut pas et tout se passe bien. Bien sûr, faut lui offrir sa pute parce qu'il a jamais un rond. Bien sûr, quand tu veux la paix, mieux vaut le virer rapidement. Y a pas que des avantages... Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il se fracasse la gueule en permanence, il est lapidé, tabassé, roué de coups à longueur de journée et pourtant il survit. A croire que la Mort elle-même a peur de le faire venir en son Royaume. Vous me direz, j' la comprends.

Bref, ça faisait un bout de temps que je l'avais pas vu. Faut dire qu'entre la protection de Lili et les p'tits boulots, les semaines filent. Et voilà que je tombe dessus dans un caniveau rempli de merde. J'a eu un peu de mal à le reconnaitre. Faut dire que quand ta face ressemble à un plat de tripes, c'est pas facile. Mais bon, quand j'ai reconnu cette voix larmoyante et pathétique, j'ai plus eu de doute. Je l'ai ramené à l'auberge pour le retaper. Les autres ont pas vu d'un très bon œil le retour du porte-guigne. Je l'ai foutu sur une paillasse et j'ai écouté son histoire. Il avait été engagé par une bourgeoise pour suivre un homme et avoir des rapports sur ses activités. Entre temps, il était tombé sur des crapules à qui il devait du pognon... Voyant le bon coup arrivé, je propose à Corusian de reprendre le boulot pendant qu'il se retape. Je lui laisse pas vraiment le choix et il me file l'adresse de la bourgeoise. Je propose à la Fouine une petite association et je me rend chez l'employeuse. Celle-ci accepte de me donner le boulot même si je n'arrive pas à négocier un p'tit supplément. Suivant les instructions de Corusian, on retrouve le bonhomme et on commence à le suivre. On se fait chier royalement pendant une semaine car il ne se passe rien mais alors vraiment rien. Le mec ne va pas au bordel, ne joue pas. Il s'arrête même pas dans les tavernes. C'est Lili qui nous sauve la mise en nous apprenant l'existence d'un frère. Corusian nous a fait suivre le mauvais cheval. Pour lui faire comprendre les limites de l'amitié, je le vire immédiatement de l'auberge à coups de savates. La surveillance du frère, plus fortuné, fut moins facile et très rapidement, on a laissé tomber l'affaire...

Le temps passe et l'histoire se répète. Quelques semaines après avoir viré Corusian, je retombe sur lui. Il est (encore) en train de se faire tabasser. Je reconnais des hommes d'un petit chef de la pègre. je suis poli, j'attends qu'ils finissent et je ramasse Corusian. Cette fois-ci, on lui a demandé de ramener un coffret. Corusian affirme l'avoir piqué à un homme "fagoté comme une femme" comme on lui avait demandé. Sauf que quand il a ouvert le coffret (pour vérifier son contenu, qu'il dit), il était vide. Et manifestement, les hommes de la pègre n'en ont pas été très satisfaits. Corusian m'a montré le coffret. Tout à fait ordinaire si ce n'est qu'il brillait. Sans bougie, sans huile, il brillait. Enfin, apparemment, il brillait pour moi parce que pour les autres... En tout cas, cette histoire, ça a intéressé les autres qui sont allés voir le propriétaire du coffret. Le fameux mec en robe, en tenue d'érudit (qu'il est con ce Corusian), s'est montré très poli et très heureux de retrouver son coffret. Sa passion dans la vie, ça semble être la sculpture (et encore il représente toujours la même chose... une femme). N'ayant pas plus à se mettre sous la dent, on a laissé tomber l'affaire. Lili a tout de même continué à surveiller l'érudit... Un petit béguin?
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   26.02.15 15:22

[Mournblade 7] Le Roi des Gueux - Partie 1
23/01/15 Joueurs: antoine, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, yannick



Je vous ai pas encore parlé vraiment de mes compagnons. Faut dire qu'il s'en est passé des trucs durant les dernières semaines et qu'à force, on en oublie les détails. Alors… Par qui commencer? Je sais… Corwen…  Déjà dans le navire, j'avais remarqué que sa façon de parler ne faisait sûrement pas de lui un homme du peuple… Mais bon, après avoir été poursuivi par des cannibales et crapahuté sur les toits ensemble, j'avais presque fini par l'oublier jusqu'à cette soirée à l'auberge. On s'était tous retrouvé et ça faisait un bail chacun vacant à ses occupations pour trouver de quoi vivre… J'aime emmerder Corwen avec son air trop sérieux mais, bon c'est pas méchant et je finis même par lui proposer un p'tit concours de boisson. Voilà ti pas qu'il refuse de boire avec moi. Je lui fous mon poing dans la figure, histoire qu'il apprenne la politesse. Et là, il me baffe à son tour. Là, je dois avoir un sourire jusqu'aux oreilles. Mon pote Corwen veut jouer à la bagarre. Ca me va. Alors qu'il essaie de me briser une bouteille sur le crâne, je lui envoie un tabouret dans la tempe. Les autres ont la sagesse de retirer leur godet et je m'apprête à lui envoyer quelques coups de poing amicaux quand… Corwen met la main sur la garde de son épée. Putain! Dégainer dans une auberge, y a que les sangs bleus pour faire ça… Là, j'ai compris qu'on vivait pas dans le même monde. Je lui dis de se calmer, ce qu'il a l'intelligence de faire. Je m'en serais voulu de devoir l'égorger à coup de tessons de bouteille.

Et c'est là que les arbalétriers sont rentrés dans l'auberge. Le rapport avec Corwen? Aucun. Bon, vous me laissez finir… Les arbalétriers étaient menés par… Merde, j'ai oublié son nom… Le petit chef de la pègre local qui avait tabassé Corusian à cause du coffret. Ca y est? Vous le remettez? Le capo nous menace directement et nous demande où se trouve Corusian. On n'est pas très causant, surtout avec des carreaux pointés vers nous. Le monsieur nous propose un deal : une récompense si on lui ramène Corusian, la mort dans le cas contraire… On accepte du bout des lèvres et il se casse. Les compagnons me regardent d'un œil mauvais comme si j'étais responsable des agissements de Corusian. Le mieux à faire est d'abord de le retrouver. Je demande à la Fouine de m'accompagner et Lili se propose aussi. On décide d'écumer les bars…

Ca vous étonne qu'une scribouillarde décide de faire le tour des bas quartiers, hein? Elle est forte, Lili. On dirait pas pourtant quand on voit le p'tit bout de femme. Alors, c'est vrai que je parierais pas une pièce de cuivre sur elle au combat mais côté cervelle, il y en a. En plus elle a des yeux de lynx. Je l'aime bien, Lili. Pour moi, c'est comme ma petite sœur. J'avais un peu peur pour elle avec les sales types qui trainent dans les tavernes mais sa langue est aussi acérée qu'une dague!

Après avoir fait le tour des bouges de Baksham, je décide de faire au plus simple et d'aller à la dernière adresse connue de Corusian. Le patron de l'auberge nous dit ne pas avoir vu Corusian depuis plusieurs jours et nous laisse accéder à sa chambre sans faire d'histoire. A part quelques babioles cachées sous le plancher, il n'y a rien d'intéressant à trouver sauf… la silhouette à la fenêtre en train de se barrer! Je prends le même chemin et commence à lui courir après. Malgré l'heure avancée de la nuit, les rues sont bondées dans le quartier. Je ne perds pas de vue le fuyard . La Fouine et Lili me suivent  à travers le passage que je dégage à travers les fêtards mécontents. Je finis pas reprendre le terrain perdu, je saute sur l'individu et lui fous une grosse mandale. je viens d'assommer un gamin… Et, bien sûr, Lili m'envoie un regard désapprobateur.

C'est parce qu'elle connait pas les gamins des rues. Ils sont loin d'être faibles. Quand on apprend à survivre avant d'apprendre à marcher, c'est pas étonnant. Je fouille le gamin pour trouver l'immanquable couteau et je le confie à la Fouine. J'avais dit que je me souviendrai du nom de cet homme : Vessiar. Lui, il est comme moi, en plus petit. C'est un vicieux et un tueur de sang froid, une vraie crapule… Sur l'île, il avait vu beaucoup de choses et les avait gardées pour lui. C'est un mec prudent, un roublard qui ne fait pas facilement confiance. Quand on a trempé le gamin dans un abreuvoir pour le faire parler, il aurait été capable de lui arracher un œil pour qu'il se mette à table.

Le gamin a cherché son couteau (sans succès… Eh! Eh!) avant d'essayer de se barrer. Après lui avoir gueulé dessus un bon coup, il a parlé. Apparemment, Corusian lui a prêté sa piole après qu'il ait décidé de quitter la ville. Devinez comment? En devenant esclave! Le gamin sert de rabatteur à un certain Arkhem . Celui-ci embobine des toquards qui préfèrent la servitude aux gros ennuis qu'ils vont avoir en ville. Je demande au gamin de me mener à Arkhem mais il a trop les foies pour ça. Au petit matin, je le relâche sachant que je ne le reverrai jamais… Il nous a fallu un peu de temps pour trouver une piste : un gars, un certain Ishou qui a bossé pour Arkhem. Je le trouve dans un bouge complètement drogué. Il n'a manifestement pas l'intention  de me suivre. Après une pichenette, il s'écroule. J'emmène mon nouveau copain jusqu'à ma chambre. C'est là qu'Obarian m'a proposé son aide.

Vous n'avez pas peur des sorciers? Alors écoutez bien la suite. Obarian, c'est un peu comme Lili. Même si c'est un sang-mêlé, il a l'air plutôt faiblard mais il cache bien son jeu. Il n'a pas l'air de foutre grand-chose à Baksham depuis qu'on est arrivé. Il doit pourtant savoir que ses compétences font de lui potentiellement un homme très riche mais ça n'a pas l'air de l'intéresser. Là où je suis violent, là où Lili est diplomate, là où Vessiar est vicieux, là où Corwen est impulsif, Obarian se contente d'être… indifférent. Mais il m'apporte de temps en temps son aide et ça me va. Obarian et moi-même, sommes donc avec  la loque et celui-ci nous envoie paitre avec nos questions. J'étais sur le point de repeindre le plafond avec son sang quand Obarian me propose d'intervenir. Soit. Le sorcier se contente d'envoyer un caillou sur Ishou et celui-ci s'écroule. Obarian m'explique alors qu'Ishou, enfin son esprit, est dans le caillou. Vous imaginez vous retrouver dans un caillou? Ca y est? Vos poils se hérissent? Obarian a fait mariner Ishou quelques heures puis lui a rendu son corps. Le mec est devenu très loquace…

Apparemment le repaire d'Arkhem est une ancienne commanderie d'un culte disparu. Ca concorde avec des infos obtenus par Lili. Et là, c'est là que je suis pas d'accord. Les potes, ils ont été s'amusés sans moi. Ils ont profité de mon absence pour aller à la commanderie. Alors, bien sûr avec le Fouine et Corwen, une bagarre a vite éclatée.

C'est là que je vous parle du dernier membre de mon groupe : Zikar. Le cherchez pas dans mes propos antérieurs. Le monsieur est discret, très discret. Mais c'est un petit enfoiré aussi. Il est élémentaliste et il se contente pas de faire tomber la pluie. Non, non. Il a à son service une ondine (plutôt bien roulée en plus) qui fait le travail à sa place. Vous savez la même qui a mis en pièce l'automaton. Bref, les hommes d'Arkhem n'ont pas fait long feu… Et ils ne m'en ont même pas laissé un. Bande de bâtards!
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   02.04.15 17:53

[Mournblade 8] Le Roi des Gueux - Partie 2
27/02/15 Joueurs: antoine, Ben, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon


Après que tout le monde se soit amusé (sauf moi), nous avons trouvé une trappe vers... suspense... LES EGOUTS! Après avoir passé une bonne demi heure à encorder tout le monde pour éviter les chutes, nous voilà en train de crapahuter.

J'fais des collecteurs des p'tits collecteurs encore des p'tits collecteurs
Des p'tits collecteurs des p'tits collecteurs toujours des p'tits collecteurs
Des collecteurs de seconde classe
Des collecteurs d'première classe.


Bref, on finit même par trouver un gamin clamsé (dans un collecteur). Peut-être qu'il a été abandonné par les esclavagistes.

On tombe même dans un piège tendu par ces enfoirés : une pièce hermétique qui se remplie d'eau (juste après un collecteur). Heureusement, on avait Miss Ondine à qui j'avais rien à apprendre côté musculation. Elle nous a défoncé une porte de métal en deux coups de cuillères à pot! Ca a fait un ramdam du diable mais on s'en est sorti. Je revaudrait ça à l'élémentaliste...

Bon, faut pas oublier qu'on est à Bakshan et qu'il est interdit de se balader dans les égouts. Parait qu'ils aiment pas trop la contrebande. Et évidemment, on tombe sur une patrouille (dans un collecteur). Heureusement, Lili les baratine en deux temps trois mouvements et nous voilà raccompagnés à la sortie sans problème.

De retour à l'auberge, c'est là qu'un petit morveux essaie de me chauffer en jouant les grands mystérieux. Le gamin se la joue ponte de la contrebande et nous explique qu'on n'est pas bien dégourdi. Mais il a l'air d'en savoir un bout. Plutôt que d'écraser sa gueule sur la table et d'éponger la bière avec sa cervelle, je me contente de le saisir par le colbac et de discuter avec lui. Il nous explique que Ishou connait le chemin à travers le dédale des égouts. Apparemment, celui qui trouve ce chemin est capable de se faire des couilles en or dans le milieu de la contrebande. J'ordonne au mioche de me retrouver Ishou. Ce qu'il fait avec promptitude. Je vous passe l'étape avec la récupération à l'auberge, Obarian et le caillou : ça a un air de déjà-vu. Ishou accepte de nous mener à travers le réseau de tunnels pour quelques pièces.

Retour dans les égouts : petit collecteur, moyen collecteur, grand collecteur... et sortie en dehors de la ville et des remparts. Le lieu connait manifestement du passage. Avant de quitter la ville, on s'équipe et on se met en route. les traces, suivies par La Fouine, nous mènent jusqu'à une ferme remplie d'esclaves. Je sens qu'il va y avoir du sport!
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   23.10.15 9:11

[Mournblade 9] Le Roi des Gueux - Partie 3
03/04/15 Joueurs: antoine, k-ro, MesquinMan, soon, Yannick


Ben non. Y a pas eu de sport du tout... Lili veut qu'on y aille en douceur en se faisant passer pour des marchands d'esclaves. Après une dernière reconnaissance de la Fouine, on passe à l'"action". Après avoir discuté rapidement avec les gardes de service, on nous fait faire connaissance avec la patronne des lieux. Une vieille bique dont le visage fait penser à un torchon mouillé. En jetant un coup d'œil aux alentours pendant que ça piaille, faut bien que me rende à l'évidence. Pas de Corusian à l'horizon. On fait dans la fabrication d'esclaves, ici. Je pense pas que Bakshan apprécie beaucoup ce qui se passe ici mais qu'est-ce qu'on en a à foutre? Lili a réussi à faire parler la vieille. Corusian était même pas foutu d'être un bon esclave. La vieille l'a renvoyé à l'envoyeur. Il faut qu'on reparte à la ville. Fait chier.

On nous file l'adresse d'une maquerelle qui fait aussi dans la vente d'esclaves. Encore une fois, je propose la méthode rapide, encore une fois , ça veut négocier. La discussion se déroule sans moi. Faut dire que je lui aurait bien refait le portrait à la proprio du bordel... Ils ressortent de là avec des nouvelles intéressantes. Le Corusian vaut plus rien. Il a été envoyé aux arènes pour servir de chair à saucisse pour des paris. Y a plus qu'à retrouver le lieu en question : "La Griffe"...
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   23.10.15 9:45

[Mournblade 10] Le Roi des Gueux - Partie 4

Partie annulée
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MessageSujet: Re: [Mournblade] récit d'une crapule   23.10.15 9:52

[Mournblade 11] Le Roi des Gueux - Partie 5
18/09/15 Joueurs: antoine, Enkidou, k-ro, MesquinMan, soon, Yannick


Il nous faut un peu de temps pour trouver l'arène. Avec la recherche de Corusian, on ne faisait pas vraiment gaffe mais c'est la merde à Bakshan. il y a des émeutes et des barricades un peu partout. Apparemment, ces péquenauds de citadins en ont marre de raquer pour les riches marchands de la ville.

En tout cas, on finit par trouver la "Griffe" au milieu du caravansérail. Les lieux sont bondés et des minables sont en train de se battre dans un cercle de sable. Et voilà que les potes cherchent de nouveau quelqu'un avec qui discuter. Ils ont vraiment que ça à foutre. Je m'emmerde. L'odeur de la sueur. Les cris de la foule. Tout ça m'attire. Je me dirige vers le sable. Je saute la barrière. Je chope l'un des gladiateurs et lui brise la nuque. Ca attire l'attention des autres tocards. Je les étripe les uns après les autres. Le public me lâche plus. Ca hurle. Je suis recouvert de sang et j'exulte. Que du bonheur! Quand le dernier viandard tombe à terre. Je lève les bras. Le public m'acclame. J'observe le bookmaker. Il n'aime pas qu'on vienne foutre le boxon chez lui mais il apprécie le petit spectacle que je lui offre d'autant plus qu'il est gratuit. On monte la cage autour de l'arène. Ca va devenir sérieux. On amène sur le sable trois nouveaux pantins. C'est-y pas mon Corusian au milieu? De l'autre côté, on fait rentrer trois lions faméliques. Ils n'ont pas du bouffer depuis longtemps. Affaiblis mais toujours dangereux. Je ramasse un filet par terre et je sors l'épée. Faudra pas compter sur les trois pleurnichards derrière moi. Heureusement pour moi, les lions ne sont pas très vifs. Les griffes et les morsures ne sont jamais très loin mais je les massacre chacun leur tour. Dans l'arène, ça exulte. Le sang dégouline sur mon corps. Je me sens vivant. Je pousse des hurlements. Mais j'oublie pas pourquoi je suis là. Je récupère les trois fuyards sur la grille et abrège les souffrances des deux que je connais pas. Je soulève Corusian et le tend vers le bookmaker en réclamant mon paiement. Un léger hochement de tête et l'affaire est réglée. Je sors. Je regarde mes compagnons. Ils ont tous l'air dégoûtés. Sauf Obarian et la Fouine, bien sûr...

A l'extérieur, Lili exige le puits pour moi. J'obtempère. Il est temps de ramener Corusian à l'auberge. Vu son état, il lui faudra des semaines pour s'en remettre.

Nous sommes les derniers clients de l'aubergiste. Les émeutes favorisent pas le commerce. Durant la nuit, je cloue un pillard à la porte de l'auberge pour qu'on ait la tranquillité. Puis, les jours passent de nouveau. Corusian se remet petit à petit. Les marchands ont fait venir des troupes d'élite pour soutenir la garde de la ville. Comme je m'ennuie, je sors la nuit et je me trouve une barricade pour me battre. Je tue quelques gardes et la barricade tient une nuit de plus. Zikar fait la même chose que moi mais pas pour les mêmes raisons. Moi, je me défoule, lui soutient vraiment les émeutiers. Chacun son truc...
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