Forum des Hérau(l)ts de Lambert

Association lambersartoise de jeux de rôle
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion
Derniers sujets
Décembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
CalendrierCalendrier
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée

Partagez | 
 

 Les 5 Supplices - résumé des parties

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MesquinMan
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5014
Age : 38
Jeux de rôle préférés : Cthulhu
Meneur de jeu à : Cthulhu, Warhammer

MessageSujet: Les 5 Supplices - résumé des parties   17.04.17 10:45

Préquelle : J'ai peur de mon ombre (1881)

Partie 1 08/04/17 (3 heures (cumul: 3 heures))

Asturiel - Dr Christophe Mantrelle
Cécile - Sylvestre Horsain
Enkidou - capitaine Henri Pellerin
Mangecaillou - Philippe de Buoux
L'Ours - Jean de Longnac




Mardi 14 juin 1881, cinq heures trente du matin. Deux fiacres se rangent dans une allée déserte du bois de Boulogne. Des hommes en descendent. Ils forment deux groupes de trois. Un septième reste un peu à l’écart, une sacoche de médecin à ses pieds.
La veille, vers 17 h, Charles de Gendron s’est présenté au domicile parisien du marquis d’Anville, pour lui demander « une explication », au sens précis que les hommes de ce temps et de ce milieu donnent à ce mot.  Le marquis venait de rompre ses fiançailles avec Louise de Gendron, la sœur de Charles, dans des conditions que ce dernier jugeait « indignes ». Le ton est monté, Gendron a giflé d’Anville… Il s’en est suivi le rituel échange de témoins, dans la soirée. Ils ont réglé les détails du combat.
D’Anville est assisté du comte Philippe de Buoux, un vieil ami de la famille, dans la cinquantaine, sévère et grisonnant et du capitaine Henri Pellerin, un cousin, officier de cavalerie, 26 ans. Ce dernier, qui ne l’avait pas vu depuis novembre, a trouvé son ami le marquis « très changé » et amaigri lorsqu’il l’a contacté la veille du duel. Gendron a fait appel à une paire d’amis proches, Jean de Longnac, 22 ans et Sylvestre Horsain, la trentaine, journaliste sans fortune et alcoolique mondain. Le Dr Christophe Mantrelle, ancien militaire, la quarantaine, maigre et roux, avec des lorgnons, est un généraliste prospère qui vit et travaille à Passy. Dans le milieu des duellistes parisiens, il est connu pour assister volontiers les combattants qui croisent le fer au bois de Boulogne. C’est Horsain qui a pensé à lui et l’a contacté.
Les deux jeunes gens retirent leurs vestons, s’avancent sur la pelouse. Les autres les rejoignent. Pellerin leur tend un long coffret plat, d’où ils sortent des épées. Après une dernière discussion, les deux combattants restent seuls sur le pré.
Le combat dure moins de trente secondes. Au second assaut, Gendron embroche d’Anville. Le médecin se précipite. Gendron a touché d’Anville au foie. Quelques millimètres plus à gauche, la blessure n’aurait été « que » très grave, mais l’artère hépatique a été perforée, provoquant une hémorragie aussi rapide que fatale. Son côté droit inondé de sang, le blessé bredouille quelques paroles confuses : « portez-moi au soleil, je ne veux pas mourir dans l’ombre », puis perd connaissance avant que les assistants n’aient eu le temps d’accomplir cette ultime volonté. Lorsqu’il cesse de respirer, moins d’une minute plus tard, il se passe un phénomène curieux : pendant une seconde, le visage du marquis a disparu dans le noir, comme si « la nuit était tombée autour de lui ».
Le meurtrier, à genoux, sanglote et serre la victime dans ses bras. Les témoins doivent agir : d’Anville est mort et Gendron se montre incapable de prendre des décisions.

Il faut d’abord rapatrier le corps. De Buoux et Pellerin, accompagnés de Mantrelle, le charge dans l’un des fiacres et, lors du passage des fortifications, font croire aux gardes de l’octroi qu’il dort. L’appartement de d’Anville, dans le quartier du Faubourg du-Roule, se trouve au premier étage d’un appartement haussmannien. Y introduire un cadavre ensanglanté sans attirer l’attention de la concierge s’annonce difficile. Mantrelle fait diversion pendant que les deux témoins montent le corps.
L’appartement du marquis est un modeste trois-pièces encombré de meubles Second Empire. Le personnel se limite à Bertrand, le valet de chambre du marquis. Pâle et grisonnant, il est au service de la famille depuis 25 ans. Lorsque les témoins du duel ramènent le corps, il s’évanouit. Ensuite, la larme à l’œil, il fait de son mieux pour se rendre utile – c’est notamment lui qui pense à prévenir le nouveau marquis. Il s’épanche volontiers sur les fiançailles, sur « Mademoiselle Louise qui est si gentille et si bonne », sur « Monsieur qui était un si bon maître », sur les duels qui sont « une honte pour un pays civilisé » … D’Anville était malade depuis la mi-décembre. Il dormait mal et se plaignait de ne jamais être reposé. Il mangeait peu, perdait du poids et paraissait sans cesse tourmenté. Pendant quelques semaines, autour des fêtes, il a insisté pour garder une lampe allumée sur sa table de nuit, mais il y a renoncé peu après le Nouvel an. Autour du mois de février, le marquis a commencé à avoir « des crises » beaucoup plus violentes, où il étouffait, se débattait et déchirait ses vêtements de nuit. Il a souffert de plusieurs attaques de somnambulisme au mois de mars et d’avril. En une occasion, on l’a retrouvé dans le parc du château, couvert de bleus, « comme s’il avait été attaqué par un vagabond. Il n’a pas voulu faire venir le médecin, mais j’ai bien vu qu’il était mal en point ». Bertrand mentionne en passant qu’il y a eu « des incidents » dans les fermes des alentours, mais refuse de s’engager sur le terrain des « ragots du bourg ». L’arrivée du printemps a soulagé le marquis, qui semblait aller mieux, surtout les jours de grand beau temps du mois de mai. Le séjour à Paris a amené une brusque rechute.

Pendant ce temps, Longnac et Horsain évacue le meurtrier. Dans la chaleur du moment, Gendron parle de se rendre à la police. Cela rendrait le scandale inévitable. Il est couvert de sang. Il faut le laver et lui procurer des vêtements propres. Ensuite, les témoins filent vers la gare de l’Est et le fourre dans un compartiment de première classe à destination de Genève…

Les témoins doivent fournir une « explication officielle » au décès. Ils se mettent d’accord sur une attaque de gredins s’étant terminée par un coup de couteau mortel. L’idée n’est surtout pas de tromper la police, mais d’imaginer un récit qui puisse satisfaire « la bonne société ». Bien sûr, tout le monde saura ce qu’était vraiment ce « tragique coup du sort » mais tout le monde fera comme si…

Après avoir laissé le corps de d’Anville aux bons soins de Bertrand, une conversation s’impose avec M. Lamoigne, le commissaire du quartier du Roule. Assisté d’un greffier de confiance, il recueille lui-même les dépositions de de Buoux et Pellerin, y joint les conclusions du médecin et le procès-verbal de la rencontre, et leur promet qu’il n’y aura pas de « suites malheureuses » en ce qui les concerne. Il omet soigneusement de leur demander où est Gendron, pour leur éviter d’avoir à mentir. Bref, il se montre aussi compréhensif que possible.

Après avoir déposé Charles dans le train, Longnac et Horsain se rendent chez M. et Mme Gendron qui vivent avec leur fille Louise dans un petit hôtel particulier. M. de Gendron a la cinquantaine mince et élégante, une très belle moustache et un lorgnon. Mme de Gendron est une forte femme en fin de quarantaine, qui mène son personnel (et son mari) à la baguette mais gâte ses enfants. Après avoir expliqué la situation aux Gendron, ceux-ci les remercient pour la rapidité d’action ainsi que leur discrétion. Ils reviennent ensuite sur les derniers évènements. Louise et d’Anville se sont rencontrés au printemps 1880. Le marquis a entamé une cour en règle lors de son séjour parisien, fin août. Les fiançailles ont été décidées le 1er décembre. Le mariage était prévu pour septembre 1881, et même si les bans n’étaient encore publiés, tous les proches étaient déjà au courant. Ils ont peu vu le marquis ces derniers mois : il était sur ses terres normandes. Ils ont appris la semaine passée qu’il était à Paris, et se sont étonnés qu’ils ne rendent pas visite à sa fiancée. L’avant-veille du duel, ils ont reçu une lettre assez courte « et très cavalière », par laquelle le marquis leur faisait savoir que le projet de mariage était rompu, « pour des raisons impératives ». Apprenant l’offense faite à sa sœur,
Charles a décidé d’aller demander des explications à d’Anville. M. de Gendron affirme qu’il ne l’y a aucunement poussé, et que s’il avait su comment les choses allaient tourner, il l’aurait empêché.

Durant les jours qui suivent, les témoins et le médecin repensent aux derniers évènements : l’erreur grossière de d’Anville durant le duel ainsi que l’ombre sur son visage, le témoignage de Bertrand et de M. et Mme Gendron, tout laisse à penser que le duel n’a pas été régulier…

Lors de la cérémonie religieuse, les témoins ont l’occasion de présenter leurs condoléances au nouveau marquis : le frère cadet d’Antoine d’Anville, actuellement vicomte de Thevray, héritier du titre et de la totalité des biens de son frère. Le nouveau marquis s’appelle René. Il a vingt-deux ans. C’est un beau petit jeune homme à la mode, sans une once d’imagination ou de vice. Le vicomte n’était pas proche de son frère. Leur dernière rencontre remontait au Nouvel an. Il avait trouvé qu’Antoine avait mauvaise mine et l’air préoccupé, sans s’en inquiéter davantage. René est sincèrement chagriné par la mort de son frère. Les Gendron sont aussi présents pour sauver les apparences mais ils s’en vont très vite.

De Buoux, quelques jours plus tard, déjeune avec René. Celui-ci est mal en point et semble avoir les mêmes symptômes que Bertrand a décrit pour Antoine. De Buoux se range alors aux arguments de Mantrelle. Celui-ci suggère qu’Antoine était peut-être victime d’une maladie ou d’une affection mentale. De Buoux et Pellerin se rendent compte que la réputation des d’Anville est en jeu et qu’ils doivent en savoir plus pour éviter le scandale. René ouvre, aux amis de son frère, les portes du château d’Anville s’ils souhaitent s’y rendre.

Longnac, pendant ce temps, entretient une correspondance avec Louise et tente de la rencontrer. Peu sûre des intentions réelles du jeune homme, la jeune femme ne répondra que tardivement proposant une rencontre chez elle dans son boudoir, impeccablement vêtue, mais avec les yeux rouges. Sur les événements de ces derniers jours, elle n’a rien à ajouter par rapport au témoignage de ses parents. En revanche, interrogée sur ses relations avec d’Anville, elle parle de leur correspondance, qu’elle a précieusement conservée. Leurs échanges, quotidiens de décembre à février, s’espacent un peu à partir de mars. Les serments d’amour, d’abord empreints de sincérité, tournent peu à peu en formules conventionnelles. L’écriture du marquis se dégrade en avril. Le dernier billet est arrivé en même temps que la lettre de rupture des fiançailles adressée à son père.



Louise cache quelque chose. Il faut l’interroger avec tact pour qu’elle se confie. « Fin mai, j’ai reçu un billet… L’enveloppe était cachetée comme toutes les autres, à la cire, par la chevalière d’Antoine, l’écriture ressemblait à la sienne, mais elle semblait contrefaite. L’homme qui écrivait ne pouvait pas être Antoine. Il était question de choses… odieuses. Sales. Obscènes. Je l’ai brûlé. J’attendais de revoir Antoine pour lui demander des explications. » Longnac et Horsain, tout comme les témoins, se doivent de comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Gendron n’est peut-être pas le meurtrier que tout le monde s’imagine…

De Buoux accepte que les témoins de Gendron partent aussi en Normandie même si il se garde bien de prévenir René…

Partie 2 27/05/17 (3 heures (cumul: 6 heures))

Asturiel - Dr Christophe Mantrelle
Cécile - Sylvestre Horsain
Enkidou - capitaine Henri Pellerin
Mangecaillou - Philippe de Buoux
L'Ours - Jean de Longnac


Le village d’Anville se trouve en pays d’Ouche, quelque part entre Bernay (sous-préfecture de l’Eure, 8 000 habitants) et Conches (2 000 habitants). Ces deux villes sont desservies par le chemin de fer depuis la gare Saint-Lazare, mais il faudra terminer le trajet en calèche. Le pays est très vert, légèrement vallonné, et alterne champs, pâturages et forêts, dans un décor façonné par l’homme depuis mille ans. Les paysans normands portent encore des blouses bleues, des casquettes et des sabots. Dans les villages, le patois reste plus parlé que le français, mais presque tout le monde est bilingue.
Anville compte une centaine d’habitants et ressemble à des dizaines d’autres villages : des maisons à colombages aux toits d’ardoise, agglutinées autour d’une place centrale où un marché se tient tous les vendredis. Il est bâti au bord de la Risle, et son antique lavoir en pierre abrite toujours quelques paysannes occupées… mais pas au point de ne pas échanger des ragots en travaillant. Les commerces permanents se limitent à un maréchal ferrant, un boulanger et un marchand de vin, qui loue aussi des chambres aux très rares voyageurs. Pour le nécessaire, les fermes sont largement autosuffisantes, et les paysans se procurent le superflu au marché, voire à Conches.

Le château se trouve de l’autre côté de la Risle, à dix minutes à pied du centre du village, à flanc de colline. C’est une imposante bâtisse en brique et en pierres sans style bien défini, commencée au XVIIe siècle et terminée, du moins pour le moment, vers 1850. Elle compte une vingtaine de pièces, plus les communs, les écuries, une chapelle et son cimetière familial, sans oublier, en haut de la colline, les ruines du château médiéval. Celles-ci ont été mises en valeur dans les années 1830 par le grand-père de l’actuel marquis. Il n’en reste que des fragments de courtines et la base d’une tour, ainsi qu’un point de vue spectaculaire sur le village. La domesticité est nombreuse mais les plus importants sont Louis Langlois, le maître d’hôtel, et son épouse Catherine, qui est à l’intendance et la lingère du château. Tous deux sont au service de la famille depuis toujours, et tous deux s’inquiétaient beaucoup pour le marquis. Leur témoignage recoupe et amplifie celui de Bertrand. Ils ajoutent les faits suivants :
- M. Antoine a consulté le Dr Crépin, un ami qui habite un village voisin, sans résultat.
- Ils s’inquiétaient pour lui, bien sûr, mais en avril et mai, ils avaient peur de lui. Pourquoi ? « Eh bien, normalement, Monsieur était facile à servir, mais il était devenu… coléreux. Non, cruel. Il avait des réflexions… ce n’était plus lui qui parlait, dans ces moments-là. »
- Un soir, Catherine a vu son maître sortir du château. « Je l’avais vu naître, vous savez, eh bien, croyez-le ou non, ce soir-là, je ne l’ai pas reconnu, j’ai cru que c’était un visiteur, et puis je me suis rendu compte que c’était lui, mais c’était comme si j’avais vu quelqu’un d’autre ».
- Enfin, Catherine leur dit qu’à partir de mi-décembre et jusqu’à son départ pour Paris en mai, les draps du marquis étaient très souvent tachés de sang, et qu’il fallait les changer régulièrement. « Des petites taches, grosses comme une pièce de vingt sous. » (Le corps ne présentait aucune blessure ou cicatrice qui puisse correspondre à ces saignements...).

Les d’Anville possèdent une vingtaine de grosses fermes éparpillées dans tout le canton. Dans l’ensemble, le marquis Antoine avait de bonnes relations avec ses métayers. Son modernisme n’était pas apprécié de tous, mais même les râleurs appréciaient qu’il « se donne du mal pour eux » et « qu’il vive au pays plutôt qu’à la ville ». Interrogés sur les événements de ces derniers mois, ils se ferment, mais avec un peu de patience ou d’argent, il est possible d’apprendre qu’il s’est produit plusieurs incidents étranges, ce printemps. Les deux plus notables ont été :
- La laiterie modèle de la ferme Hébert, l’un des projets préférés du marquis, a été saccagée par un vandale, mi-mars. Le « brigand » a cassé les carreaux, attaqué les cuves à coups de marteaux et renversé les bidons. Au grand scandale des Hébert, le marquis ne s’est pas dérangé pour estimer les dégâts, il s’est contenté de leur envoyer de l’argent pour les réparations.
- Marie-Jeanne Fréret, l’une des plus jolies filles du pays, a été attaquée à la lisière des bois, un soir de la fin avril. Elle s’est est sortie avec une grosse frayeur et des bleus. Elle n’a jamais décrit son agresseur, « mais maintenant qu’il est mort, j’peux le dire, j’croyons ben que c’étions l’marquis ». En comparant les dates, c’était le jour où  Catherine a vu son maître sortir du château...

D’Anville a consulté le Dr Crépin à deux reprises, en janvier et en mars. Le médecin a tracé un tableau de symptômes qui recoupe largement celui que les investigateurs ont pu établir de leur côté. Il n’a rien trouvé d’anormal sur le plan organique, et en a conclu que son ami souffrait de surmenage ou du choc causé par la mort de sa mère. « Je lui ai conseillé d’aller passer quelques semaines en Italie. Florence et Venise sont souveraines pour la neurasthénie. »

Un examen des papiers privés du marquis ne révèle rien. Il ne tenait pas de journal intime, et à partir du mois de février, il a laissé la corvée de comptes à Langlois.

lorsqu'on les invite à spéculer, les Langlois ont une explication très simple : « Monsieur le marquis était envoûté ». M. Donat venait souvent au château au printemps de l’année dernière. En août, à son retour de voyage, il « a eu une grosse dispute avec Monsieur, on ne l’a plus revu ». Or, il se murmure dans le pays que M. Donat est un peu sorcier…

Partie 3 24/06/17 (4 heures (cumul: 10 heures))

Asturiel - Dr Christophe Mantrelle
Cécile - Sylvestre Horsain
Enkidou - capitaine Henri Pellerin
Mangecaillou - Philippe de Buoux
L'Ours - Jean de Longnac


résumé d'Asturiel

Philippe de Buoux interroge le majordome sur Mr Donat. Cet entretien apprend aux investigateurs que ce Monsieur Donat est un homme chargé d'affaires, en particulier en Asie, qu'il n'était pas présent à l'enterrement mais que conformément aux bonnes mœurs il a envoyé une lettre de condoléances et une couronne. Il vit dans le patelin voisin à Ste Marguerite. Les relations entre feu le marquis d'Anville et lui semblent entachées d'une dispute qui marqua une véritable rupture des contacts.
La question reste comment s'introduire auprès de cet homme ?

Philippe de Buoux et le docteur Mantrelle décide de retourner voir le docteur Crépin, pendant que les autres établissent une liste des personnes pouvant appartenir au cercle de relation du défunt à partir des lettres de condoléances.

Le docteur Crépin laisse comprendre aux deux hommes que la nature de la dispute qui a éclaté à la fin de l'été de l'année précédente serait liée à des relations que le marquis aurait eu avec Madame Donat pendant les déplacements de son mari. Il apprend aussi aux deux hommes que Mr Donat s’adonnerait à des loisirs liés à l'occulte, au mystique, sans pour autant leur donner plus de détails.
Il nous parle aussi d'autres personnes de leur cercle d'amis : Baronne de Furgy et M. de La Lande.
Mantrelle l'interroge sur les faits divers (agression de la paysanne et dégradation de la laiterie) mais sans résultat.

Pendant ce temps, un télégramme annonce l'arrivée imminente du Marquis d'Anville. Philippe de Buoux chasse donc séance tenante Jean de Longnac et Sylvestre Horsain du manoir en leur expliquant que leur présence n’était pas prévue et qu'il ne voulait pas avoir à la justifier auprès du Marquis. Jean de Longnac décide donc de prendre les choses en main et tous deux se rendent à Ste Marguerite pour rencontrer Mr Donat, « valises sous les bras ». De Buoux leur cède tout de même un cocher pour les accompagner sur les quelques 5 km du voyage.

Mr Donat réside dans un manoir Normand qui bénéficie d'agrandissements de style gothique. Un parc et une serre semblent avoir également été aménagés récemment. Alors que Jean de Longnac annonce son arrivée à la domestique, les deux hommes entrevoient un petit garçon de 7-8 ans qui se fait aussitôt rappeler à l'ordre par une gouvernante à l'accent anglais.
La domestique conduit de Longnac et Horsain jusqu'au milieu du parc où M. Donat se repose en lisant un journal. L'homme ne prend pas la peine de se relever à leur arrivée et les interroge sur les raisons de leur présence.
Donat se montre peu loquace concernant sa relation avec le Marquis. Horsain et Longnac essaye de lui faire comprendre les raisons de leur investigation en entachant assez ouvertement la réputation de feu le marquis laissant sous-entendre suicide, maladie mentale, confusion …. Ce n'est qu’après un moment qu'ils se rendent compte que l 'homme regarde sans cesse le sol en direction de son ombre. Puis en continuant leur récit des changements comportementaux du Marquis, l’évocation d'une peur du noir semble enfin « réveiller » Donat. Immédiatement, il leur demande si le marquis dormait avec une lumière constamment allumée.
Il leur explique ensuite qu'il souffre d'une malédiction du même ordre et que cette dernière aurait été lancée par un certain BODEROT, parisien-sorcier.
Les deux hommes expliquent ensuite que le nouveau Marquis semble aussi être touché par ce mal. Donat qui se décrit comme un homme de savoir de l'occulte explique qu'il est en mesure de pouvoir conjurer ce mal mais que pour cela, il lui faut trouver la « signature fluidique de l’envoûteur ». Il les invite à l'assister dès le lendemain dans cette entreprise.

Alors que de Longnac et Horsain se rendent dans l’hôtel le plus proche, à Conches, Horsain écrit une lettre à Mantrelle où il explique tous les derniers rebondissements de l'enquête qu'il confie au cocher de retour au manoir d'Anville.

Le lendemain à Conches, Les deux hommes rencontrent fortuitement le Marquis de retour sur ses terres. Ce dernier s’étonne de leur présence en Normandie mais immédiatement Horsain lui parle de ce qu'ils ont appris et le rassure sur les raisons de leur intérêt pour toute l'affaire prétextant qu'ils ne sont là que pour Louise de Gendron. Agacé, le Marquis les invite au manoir où ils sont accueillis par toute la maisonnée.

Rapidement de Buoux se fait mettre en demande d'explications sur les raisons de la présence des deux témoins du meurtrier de son défunt frère. De Buoux, mal à l'aise, essaye de le rassurer sur le fait qu'ils avancent sur l'investigation mais le Marquis ne semble pas convaincu. Pendant le déjeuner, le Marquis, fatigué, excédé et agressif écoute le docteur Mantrelle lui énoncer les derniers éléments en espérant que sa qualité de médecin lui donne un tant soit peu de crédibilité...

Il est décidé que tous six se rendraient à l'invitation à Ste Marguerite l’après-midi même. C'est donc deux calèches qui débarquent chez un Donat plus qu’étonné, mais qui après une brève introduction d'explications laisse pénétrer tout le monde chez lui. Une fois que Madame Donat fut envoyé faire de la citronnade (exactement comme la veille durant leur visite dans le parc), il fait monter tout le monde dans un cabinet juxtaposé à son bureau sur le sol duquel un cercle avec des lignes est tracé à la peinture blanche.
Il leur explique qu'il s’agit d 'un cercle de détection et que de Longnac et Horsain, prévus la vieille, allaient servir de catalyseurs pour établir un lien psychique et déterminer la signature kéridique.

Donat sort un livre (Haute Sorcellerie) et commence à psalmodier des choses en latin, pendant que le capitaine Pellerin remarque que le petit garçon du couple, Jérôme, observe derrière la porte. Les deux catalyseurs sont en place et tous observent une coloration de la peinture du blanc au verdâtre. Tout d'un coup, plus un bruit. Donat entre dans une colère subite après un temps d'arrêt et balance aux autres un « ça n'a pas marché ».
Il les raccompagne rapidement jusqu'au parc où Madame a servi la citronnade. Il s'excuse à peine et prend congé dans les étages après avoir exprimé sa mauvaise humeur sur la pauvre Madame Donat.
Alors qu'en bas, on meuble la conversation avec un marquis encore plus sceptique qu'auparavant, Du Buoux s'excuse et part en direction du manoir afin d'espionner Donat.

Arrivé à l'étage il y a déjà le petit Jérôme au poste et ce dernier s'enfuit en voyant l'homme. Donat est apparemment en train de procéder à une fouille allègre de son bureau avant de changer de pièces afin de pratiquer cette fois une fouille discrète dans la chambre.
De Buoux décide d'aller interroger le petit garçon mais la gouvernante qui l'appelle depuis le bas met un terme à cette tentative qui s’avérait stérile.

Après avoir laissé leur carte à Madame Donat, les cinq hommes rentrent au manoir où attend un télégramme pour Horsain. On y apprend que BODROT est un magicien jouissant d' une certaine réputation dans le milieu parisien et qu'il s'adonne à des séances d'occultisme.

Le marquis fatigué et définitivement excédé par toute cette mascarade confie que son ombre n'est pas la sienne, qu'elle n'est pas comme elle devrait être.

Il est décidé d'un retour à Paris dès le lendemain pour les investigateurs, la nuit tombe au manoir.

Partie 4 28/07/17 (5 heures (cumul: 15 heures))

Asturiel - Dr Christophe Mantrelle
Cécile - Sylvestre Horsain
Enkidou - capitaine Henri Pellerin
Mangecaillou - Philippe de Buoux
L'Ours - Jean de Longnac


résumé d'Asturiel

Les cinq hommes sont en grande discussion dans le salon, élaborant des hypothèses concernant les origines de la malédiction. Le fils Jérôme, Madame Donat, Monsieur Donat ? Les questions semblent sans réponse et il est décidé que le lendemain ils retourneraient voir Mr Donat, leur projet étant de refaire le rituel par eux même. La soirée étant déjà bien avancée, ils prennent congé dans leur chambre lorsque Jean de Longnac crie après le docteur Mantrelle.

Le marquis vient d'être agressé et d'après les dire de De Longnac, il s'agirait d'une ombre humanoïde sombre pourvue d'un regard félin. La chemise de nuit du marquis est constellée de tâches de sang, mais après examen le médecin ne peut en déterminer l'origine.

Le lendemain le marquis est toujours agité, la nuit a été mauvaise une fois de plus. Les invités se rendent donc chez Mr Donat avec la ferme intention d'obtenir des réponses. C'est sans compter sur la mauvaise volonté du majordome de la maisonnée qui fait barrage à l'entrée.
Mr Donat finit par se montrer et sur les paroles alarmantes du docteur il accepte de les recevoir dans son bureau.

Il leur explique que l'origine de la malédiction serait un parchemin, objet de sa collection d'artefacts occultes, provenant du palais d'été d'un empereur chinois. La traduction du texte laisserait à penser qu'il permettrait de lancer un démon sur une victime. Le dit parchemin a été dérobé à son propriétaire mais il ne peut déterminer une date à ce vol.  

Pendant que les autres sont à l'étage, Horsain reste avec Jérôme l'enfant du couple. Il lui montre avec fierté sa cabane et Horsain constate avec effarement qu'au bout du jardin sont sommairement enterrés deux animaux (chien et chat) qui auraient été égorgés.  
Le petit garçon dénote un certain attrait pour les activités occultes de son père, expliquant même au journaliste que plus tard il suivrait la voie de la magie comme lui.
Revenant vers la maison, Horsain croise Mme Donat, et de leur conversation il en ressort que cette dernière garde un certain ressentiment envers feu le Marquis.

Le soir venu, le capitaine et De Longnac partent en cheval pour surveiller les activités des Donat. L'expédition n 'est pas vaine, on entend depuis l’extérieur une dispute qui se termine par une gifle.  Le mari accusant son épouse d'être à l'origine de la malédiction, lui donne l'ordre de lui rendre le parchemin.

Au manoir, la situation pour le (méchant) marquis ne s'améliore pas. Réné d'Anville se rend aux écuries accompagné de Mantrelle, mais la réaction violente du cheval à son contact met un terme au projet de balade et renvoie une fois encore le marquis dans ses appartements à l'étage où il passera, une fois encore, plusieurs heures seul et de mauvaise humeur. Devant cette situation Philippe de Buoux le convainc de retourner chez les Donat afin de participer à un nouveau rituel. C'est donc, de nouveau, deux calèches qui stationnent devant la résidence des Donat.

Jean de Longnac monte avec Donat et le Marquis pour procéder au rituel pendant que Horsain et de Buoux vont interroger Jérôme dans le jardin. Mantrelle décide d'aller parler avec Mme Donat, et c'est dans le salon que le médecin explique la situation (malédiction, parchemin, cadavres dans le jardin) à l'épouse qui signale son étonnement voir son inquiétude.

Les trois autres descendent du bureau où le rituel n'aurait pas donné satisfaction (au dire de Donat), mais rapidement De Longnac explique aux autres que l'homme aurait volontairement saboté le processus. De Buoux exprime son agacement face à Jérôme qui finit par revenir dans la maison en se plaignant à son père. Le ton monte entre les différents hommes, De Buoux part le premier suivi de près par le médecin et les autres, tous excédés par l'attitude de la famille.
Alors qu'ils se retrouvent de nouveau dans une impasse, Horsain reçoit une invitation pour le soir même de Mme Donat. Mantrelle et lui partent donc au rendez vous sans avertir les autres de leur projet (De Buoux s’étant montré condescendant envers le journaliste). Ils arrivent au pavillon de chasse et Mantrelle se poste en garde (avec son arme) surveillant la rencontre depuis une fenêtre. Il repère alors au fond de la pièce Mr Donat, lui même armé, qui se dirige vers son épouse. Sans sommation le médecin tire sur l'homme et le touche au bras.

La situation est chaotique, Donat hurle que c'est son épouse qui est à l 'origine de la malédiction, qu'il faut la tuer pour y mettre fin. Cette dernière se défend auprès de Horsain mais ses explications ne laissent désormais aucun doute à Mantrelle qui l'abat d'une balle dans le crâne.
Le médecin bien décidé à en finir avec le couple se poste en surveillance, mais Donat arrive à s’échapper. Il se rend jusqu'à la maison familiale pendant que Horsain, lui, rentre au manoir en état de choc. Donat n'est pas rentré, et Mantrelle décide de se poster en planque dans le jardin afin de l'attendre toute la nuit.

Le lendemain matin le capitaine accompagné de De Longnac se rendent à la gendarmerie afin de signaler le meurtre de Mme Donat. Horsain leur a expliqué le déroulement des événements en indiquant que le médecin a perdu la raison.  Lorsqu'ils arrivent au poste, Mr Donat est déjà sur place le bras en écharpe. Il accuse le docteur Mantrelle pendant que les autres donnent leur version des faits.  La situation dépasse un peu les pauvres gendarmes peu habitués à des situations si complexes et ils raccompagnent chacun dans sa résidence avec l'intention de procéder à l'arrestation de Mantrelle.

Le médecin toujours en planque profite d'un angle parfait pour tuer Donat à peine l'homme descendu de la calèche de gendarmerie et s'enfuit. Le gendarme à côté de Donat ne tarde pas à le rattraper et après un procès sans qu'aucun mobile ne puisse être établi le docteur Mantrelle est condamné à l'asile.

Le Marquis reprit des nuits normales, et cela dès le moment où Madame Donat a cessé de vivre. Le scandale de l'histoire eut des retentissements dans toute la région jusqu'à Paris, même si au final peu de gens en connaissent réellement les tenants.  

Horsain fonde la maison d'édition : l'ancien détective.


Dernière édition par MesquinMan le 08.10.17 17:14, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mascarade.niceboard.com
MesquinMan
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5014
Age : 38
Jeux de rôle préférés : Cthulhu
Meneur de jeu à : Cthulhu, Warhammer

MessageSujet: Re: Les 5 Supplices - résumé des parties   30.07.17 8:27

Prologue : Treize à table (1926)

Partie 5 04/08/17 (4 heures (cumul: 19 heures))

Asturiel - Astrid M.
Cécile - Blaine Cunningham
Enkidou - Hugues Pellerin
Mangecaillou - Paul Boulanger
L'Ours - Alexandre de Longnac


résumé d'Asturiel

Tout commence une fin de journée du mois de février 1926 dans un train en direction de Bernay. A la gare les cinq protagonistes se retrouvent sur le parvis et entrent dans les taxis qui doivent les conduire chez leur hôte : M. Donat. Tous ont été invités à une soirée mondaine.

La soirée est fraîche, même pour la saison, et c'est avec plaisir qu'ils entrent dans le manoir Donat. Après une brève présentation, les différents invités se rendent dans la serre où sera servi le repas. On y retrouve en plus des cinq investigateurs, Juliette Donat (la fille de M. Donat), Monsieur Lémire, notaire, l'inspecteur Barbarey, Guillaume et Suzanne Dormant, un couple d’amis, Mlle Labbé, arrivée en retard et enfin la dernière conquête de M. Donat une certaine Dai-to Gaï qui ne semble malheureusement pas parler le français.

Le dîner se passe sans encombre, avec un placement à l'anglaise, ce qui rend parfois les discussions compliquées, mais Mlle Labbé très à son aise quant à elle laisse entrevoir un tempérament plutôt déluré.

M. Donat, en tête de table, regarde sa montre régulièrement et Blaine Cunningham lui demande si tout se passe bien. Tout d'un coup, les lumières se coupent et la serre est plongée dans une totale obscurité.

Lorsqu'ils arrivent à s'habituer au clair-obscur des lieux, c'est non sans une certaine horreur qu'ils découvrent un corps décomposé à la place de Dai-to Gaï. Blaine Cunningham trouve une lettre dans l 'assiette de Monsieur Donat qui annonce :



Les convives sont quelque peu déconcertés par l'endroit. Visiblement ils ne sont plus dans la serre, les murs semblent faits de tentures lourdes en toile. Il n'y a pas vraiment de source de lumière et la seule chose commune avec le précédent lieu c'est la table où se trouve encore le repas servi.

L'inspecteur s'empare de la lettre. On demande à Juliette d'authentifier l’écriture de son père, et chacun s'interroge sur l'origine de cette mauvaise blague.

Astrid, grâce à ses super pouvoirs totalement ignorés par le reste de l'assemblée, tente de leur faire passer un message mais incomprise, elle est molestée verbalement par Hugues Pellerin qui dans son attitude de scientifique se concentre sur le concret et l'immédiate situation.

Une chauve-souris est plantée aux dessus de la tente, sur des poutres en bois à quelques 3, 4 mètres au-dessus des invités.

Sans écouter les conseils d'Astrid, tout le monde se sépare : Alexandre de Longnac entraîne Juliette jusqu'à un boudoir contenant 2 chaises ; tandis que, Hugues Pellerin, Paul Boulanger et Blaine Cunningham traversent plusieurs passages de tentures sans but apparent.

Dans la tente principale, les autres restent sous l 'autorité « contestée » de l'inspecteur. Élaborant théories et discussions stériles sur le pourquoi ils en sont là, on s'interroge aussi sur les vêtements portés par Dai-to Gaï afin d'être certain que le cadavre décomposé soit bien le sien.

Hugues Pellerin établit un plan « fil d'Ariane » et commence à récupérer du fil de la tenture pour pouvoir tracer le chemin parcouru afin de ne pas se perdre.

Un passage vers l’extérieur est ainsi dégagé et c'est sur un spectacle étrange que s’arrêtent les invités : tout est noir à part une éclipse stagnante dans le ciel qui laisse passer un halo lumineux. Le chapiteau circulaire semble géant, ils en font le tour et voulant mesurer leur progression, ils remarquent à cet instant que toutes leurs montres sont arrêtées. Ils pensent être sur une colline ou en tout cas sur un endroit en surplomb.
A leur retour dans la tente principale, Monsieur Lémire est victime d'un malaise et meurt dans les quelques secondes qui suivent, d'un empoisonnement, d'après Paul Boulanger.

Astrid prédit à cela qu'il y aura d'autres morts, qu'il faut rester ensemble dans cette pièce, mais une fois encore on ne tient pas compte de ses prédictions et l'inspecteur décide de sortir … pour ne jamais revenir.

Alexandre de Longnac très intrigué par la chauve-souris décide de monter un échafaudage afin de l'observer de plus près (et lui faire la peau car il semble bien belliqueux). Astrid lui explique qu'il s'agit d'une manifestation spectrale de Monsieur Donat et que tout cela à un rapport avec son grand-père. Hugues Pellerin et son scepticisme scientifique demandent sans retenue des explications mais la voyante-médium ne cède pas à tant d'empressements envers elle et n'ajoute mot. Toutefois elle accepte de monter sur l’échafaudage, car plus légère que son comparse et prouve par la même que la chauve-souris n'a pas de matérialité. Alexandre de Longnac décide de découper le haut de la tente à l'aide d'un couteau présent sur la table. C'est alors qu'un bras grisâtre sort de l'ouverture et tente de saisir Alexandre. En esquivant, le jeune homme tombe au sol emportant avec lui l'échafaudage s'en sortant avec quelques égratignures.

Tous (sauf Astrid) sont nerveux et veulent en découdre avec Donat. Alexandre de Longnac et Blaine Cunningham décident de sortir le cadavre après avoir tenté sans succès d'y découvrir quelque chose. Au dehors, Alexandre de Longnac trouve une arme chargée et alors que les autres cherchent une sortie. Blaine Cunningham est alors attaqué au mollet. Son agresseur est un bras féminin armé d’un couteau sortant d’une poche d’ombre. Alexandre de Longnac entre en combat et est salement touché par plusieurs coups avant de mettre son adversaire en fuite. Un bracelet en jade est tout ce qu’il reste de l’agresseur. Un bracelet que certains reconnaissent comme étant celui de Daï-to Gaï…

Partie 6 16/09/17 (4 heures (cumul: 23 heures))

Asturiel - Astrid M.
Cécile - Blaine Cunningham
Enkidou - Hugues Pellerin
Mangecaillou - Paul Boulanger
L'Ours - Alexandre de Longnac


Les survivants se rassemblent dans la salle à manger. Les blessures d'Alexandre sont graves. Il est soutenu par Juliette tandis qu'isabelle Labbé devient hystérique. Mme d'Ormand observe la scène angoissée tandis que son mari continue à faire le tour de la pièce. Une nouvelle lettre se trouve dans l'assiette de Juliette.



Astrid finit par expliquer la relation entre son grand-père et M. Donat. Si certains commencent à comprendre la raison de leur présence, d'autres ne saisissent toujours pas la raison de la rancœur de M. Donat.
Sans sortie apparente, les invités décident de refouiller de nouveau les pièces. Blaine finit par trouver un encensoir mais il en a à peine respirer les vapeurs qu'il s'écroule. Sans le secours de Paul Boulanger qui pratique une trachéotomie, le trépas aurait été rapide. Gorge ouverte, les voilà avec deux blessés graves. Quand on fait remarquer à Isabelle Labbé qu'elle est l'une des rares à être partie seule et qu'elle aurait pu empoisonner l'encensoir, celle-ci furieuse, quitte la pièce. Elle ne reparaitra plus...

Pendant ce temps, la chauve-souris grossit et les morts s'accumulent. Mme d'Ormand finit par rencontrer son destin : deux bras féminins sortent de l'ombre et passent un garrot autour du cou délicat de Mme d'Ormand. La chose est implacable et malgré l'intervention de plusieurs investigateurs, la vie finit par s'échapper de la jeune femme. Et les bras se retirent dans l'ombre, invaincus...

Le désespoir commence à envahir les quelques survivants. M. d'Ormand propose une séance de spiritisme pour convoquer la créature à l'origine de leurs malheurs. Le reste du groupe est réticent. Alors que d'Ormand commence ses invocations, des frissons s'emparent du groupe. C'est avec horreur que le groupe voit le corps de d'Ormand s'élever puis se contorsionner. Le craquement des os ne laisse aucun doute sur le terrible tourment que subit l'homme qui retombe comme une poupée désarticulée au sol. La chauve-souris crie. Son corps semble désormais consistant. On lui porte des coups. Elle se défend, griffe mais on s'acharne. La bête finit par mourir, il était temps car une ombre avait fait son apparition étouffant Paul en son sein. le noir se fait de nouveau...

Les voilà de retour dans la serre. Ils ne sont plus que six : Astrid, Blaine Cunningham, Hugues Pellerin, Paul Boulanger, Alexandre de Longnac et Juliette Donat. Pourtant, ce n'est pas finit, l'éclipse lugubre est toujours visible dehors et une ombre se détache du mur pour prendre place devant le 14ème couvert.

La créature se présente comme l'Eunuque des Félicités Ténébreuses. Mi-ombre, mi-réel, les investigateurs sentent que derrière un vernis civilisé, la créature devant eux n'hésitera pas une seule seconde à les occire de la pire des manières. Mais celui-ci est là pour discuter. Il est venu réclamer son prix : la jeune Juliette. Tout cela est l'oeuvre de Donat. Ils devaient mourir cette nuit et les raisons de Donat n'ont aucun intérêt pour l'Eunuque. Ils jouent leur vie et la liberté de Juliette. Pour eux, l'Eunuque exige le sacrifice d'un "animal donnant du lait" tous les ans au solstice d'hiver. Pour Juliette, un sacrifice humain... Têtes basses, le prix à payer est trop lourd. Ils acceptent d'acheter leur liberté mais abandonne Juliette à un destin aussi terrible qu'inconnu...

La sorcellerie de l'Eunuque les porte jusqu'à l'extérieur dans le village de Sainte-Marguerite. L'ombre règne toujours sur la demeure de Donat et ce n'est qu'au petit matin avec les premiers rayons du soleil qu'elle se dissipe. Donat est introuvable et sa domesticité a été massacrée. Sainte-Marguerite n'a pas été le seul théâtre du massacre cette nuit. Un peu plus loin le château d'Anville a aussi connu une nuit d'horreur et des personnes ont disparues...

résumé d'Asturiel
Alors que Mlle Labbé est hystérique, Juliette et Alexandre de Longnac sortent tous les deux. Madame d’Ormand reste assise et M. d’Ormand observe tout le monde.

Paul Boulanger revient vers la seule source d'information encore disponible, Astrid, la super voyante medium qui reste d'un calme stoïque face à cette bande d'excités qui courent partout. C'est à ce moment-là qu'une seconde lettre arrive dans l'assiette de Juliette.

Tous se regroupent pour entendre ce que la voyante a à dire. Elle leur explique ce qu'elle sait. En substance, les événements qui se sont déroulés à l’époque de son grand père et les liens qui en découlent pour les personnes des familles apparentées à l'affaire du meurtre des parents de Donat.

M. d’Ormand confie alors que Donat et lui faisaient ensemble des séances de spiritisme.

Les invités décident ensuite de former deux groupes afin d'explorer les lieux, alors qu’Astrid leur déconseille fortement de quitter la salle principale.

Dans la première pièce, rien de spécial.
Dans la seconde pièce, Blaine Cunningham trouve un encensoir d'où s’échappe une odeur qui entraîne une forte réaction allergique mettant le pauvre homme au sol. Il est traîné par Hugues Pellerin jusqu'à la salle principale où on estime la gravité de son état.

Astrid, qui n'avait pas bougé de sa chaise, les avertit une fois de plus qu'il ne sert à rien de s'affoler ou de s'agiter mais peine, une fois encore, à leur faire entendre raison. Ainsi Hugues Pellerin, M. et Mme d’Ormand et Paul Boulanger partent en expédition de nouveau … Astrid reste avec le blessé à faire son tarot.

Dans une salle adjacente, Madame d’Ormand est soudainement attaquée par deux bras dans la tenture. Ils enserrent la gorge de la pauvre femme avec un garrot et malgré les efforts combinés de Hugues Pellerin et des autres, elle meurt étranglée sous le regard de son mari.

Une fois encore, Astrid avait raison mais dans sa grande modestie et grandeur d’âme laisse ces pauvres âmes se perdre dans leur bêtise profitant des lieux pour méditer et recharger ses chakras.

Mr d’Ormond, peu éprouvé par la mort de son épouse (à croire que cela l'arrange), propose une séance de spiritisme et les voilà tous les cinq (lui, Paul, Astrid, Juliette et Hugues) en train d'essayer de contacter l'au-delà. L'homme s'y prenant comme un amateur, Paul et Astrid quitte la table.

Pendant ce temps, Alexandre décide de s'attaquer à la chauve-souris qui a pris pas mal d'ampleur au fur et à mesure des décès. Il finit par la toucher et un liquide noir s’échappe du corps de la « chose » formant une ombre. Une chose se met à bouger derrière Paul qui disparaît dans l'ombre. Alexandre essaie de l'aider pendant que Juliette est paralysée par la peur. Alexandre ne retire que la chose, Hugues lui lance un bâton qui rebondit. Ce dernier se met à étouffer mais se calme au bout d'un moment.

L’eunuque des Félicités Ténébreuses apparaît alors et invite le reste des invités encore en vie à prendre place afin de leur expliquer un peu la situation. Un contrat est proposé pour sauver leur peau, il faut livrer Juliette Donat (à qui un fabuleux destin est réservé auprès d'une entité supérieure démoniaque) et en échange de leur 5 misérables vies, un animal donnant du lait devra être sacrifié chaque année. Après une très brève discussion, il est décidé collégialement de livrer Juliette et de tuer une chèvre dans un cimetière dans quelques mois.


Dernière édition par MesquinMan le 09.10.17 16:18, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mascarade.niceboard.com
MesquinMan
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5014
Age : 38
Jeux de rôle préférés : Cthulhu
Meneur de jeu à : Cthulhu, Warhammer

MessageSujet: Re: Les 5 Supplices - résumé des parties   08.10.17 8:06

Interlude : solstice d'hiver (21 décembre 1926)



Les cinq survivants de Sainte-Marguerite se sont donnés rendez-vous chez Astrid Mantrelle à Paris. La jeune femme habite seule dans une maison à la périphérie de la ville au sud de la Seine. Tout le monde est plus ou moins gêné par l'absurdité de ce qu'ils s'apprêtent à faire. Dans le jardinet de la voyante, une chèvre broute tranquillement. Astrid propose dans un premier temps de tuer la chèvre dans sa cave. Ce qui d'abord semblait être une bonne idée se transforme en une effroyable scène. En effet, les investigateurs découvrent qu'Astrid a une tombe dans son sous-sol, celle de son grand-père, le Dr Christophe Mantrelle, l'assassin des parents de Julien Donat.

Refusant d'accomplir le sacrifice dans ces conditions, les investigateurs décident de se rendre dans un cimetière. Ils choisissent celui de Montrouge. Attendant la nuit pour plus de discrétion, ils franchissent les portes du cimetière. La scène serait presque comique avec ces cinq hommes et femmes trainant une chèvre derrière eux. L'Eunuque n'ayant précisé aucun forme de rituel particulier, les investigateurs ne savent pas vraiment quoi faire. Astrid revêt alors une robe noire tirée tout droit d'un mauvais roman. Les investigateurs remarquent rapidement que quelques ombres les observent perchées sur les tombes alentour. Astrid sort alors une lame et égorge la pauvre bête. Son sang se répand sur les marbres funéraires abandonnés depuis fort longtemps. Les ombres se dissipent alors.

Le groupe n'en demande pas plus et les regards se fuient. Aux portes du cimetière, ils se dispersent déjà pressés d'oublier ce qu'il vient de se passer...


Interlude : solstice d'hiver (21 décembre 1927)

Partie 7 28/10/17 (2 heures (cumul: 25 heures))

Asturiel - Astride Mantrelle
Cécile - Blaine Cunningham
Enkidou - Hugues Pellerin
Mangecaillou - Paul Boulanger
L'Ours - Alexandre de Longnac


Alors que les investigateurs se préparent pour le deuxième sacrifice, Paul renonce à y participer. Les quatre autres sacrifient une ratte toujours sous la surveillance de plusieurs Ombres. Celles-ci sont hostiles et ne se laissent pas approcher. Le lendemain, on retrouve la main arrachée de Fernand Leclercq, le beau-frère de Paul. Celle-ci a été placée sur le comptoir de la pharmacie. Le pouce a été coupé est soigneusement posé à côté de la main. Les investigateurs comprennent l'avertissement. Fernand ne sera jamais retrouvé... Quatre disparitions seront signalées dans le quartier de la pharmacie. Par leur rituel, les investigateurs seraient-ils responsables de la disparition de cinq personnes chaque hiver ?

Interlude : mini-scénarios (de 1928 à 1930)
Revenir en haut Aller en bas
http://mascarade.niceboard.com
MesquinMan
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5014
Age : 38
Jeux de rôle préférés : Cthulhu
Meneur de jeu à : Cthulhu, Warhammer

MessageSujet: Re: Les 5 Supplices - résumé des parties   Hier à 18:02

Chapitre 0 : L’arcane des suppliciés (29 aout 1931)

Partie 8 17/12/17 (2 heures (cumul: 27 heures))

Asturiel - Astrid M.
Cécile - Blaine Cunningham
Enkidou - Hugues Pellerin
Mangecaillou - Paul Boulanger
L'Ours - Alexandre de Longnac


Nous sommes le samedi 29 août 1931. Hugues Pellerin a obtenu des invitations pour l’inauguration des extensions de la gare de l’est le dimanche 30 aout 1931. A cette occasion, des expositions dont un pavillon chinois seront présentes, de quoi attiser la curiosité des investigateurs. Pour occuper leur week-end, Hugues a invité les autres investigateurs à un théâtre d’ombres chinoises le samedi. Le théâtre est situé au fond d’une impasse proche du quartier de la Chaussée d’Antin, l’un des quartiers chinois. Il est 21 h. L’endroit accueille une cinquantaine de personnes. Les murs sont couverts d’estampes et de lampions rougeâtres d’où pendent des liserés dorés. Il flotte dans l’air les effluves d’encens inconnus des Occidentaux. Sur la scène se succèdent des numéros d’ombres chinoises.

Devant la scène, on a tendu une large toile blanche. Par transparence, un artiste donne vie à des silhouettes noires et raconte une légende des temps anciens. Il utilise des décors en bois représentant des forêts, des palais… mais surtout des pantins de cuir animés par des baguettes de bois. Il y en a de toutes les sortes : représentations de héros guerriers, créatures étranges, démons…

Le marionnettiste de ce soir est un jeune homme du nom de Riu Ru. Hugues, qui est un habitué des lieux, l’a déjà vu plusieurs fois. Aujourd’hui, l’histoire racontée est la légende du Rançonneur de Droit Divin :

« Bien avant l’arrivée des premiers évangélistes portugais, longtemps avant le rayonnement de la dynastie Shang, les Rançonneurs de Droit Divin faisaient planer sur toutes les provinces chinoises le murmure terrifiant de leurs étendards de soie. Investis des plus terribles pouvoirs et escortés par de monstrueux coursiers des tourmentes, ils pouvaient faire trembler la terre ou rouler des torrents de boue. L’annonce de leur approche faisait fuir les esprits tandis que les prêtres s’enfermaient en récitant des litanies que seule la mort pouvait interrompre. Les peuples qui ne payaient pas l’impôt millénaire exposaient leurs terres, leurs vies et celles de leurs descendances aux châtiments des Rançonneurs.
Sachez qu’il fut un prince pour invoquer un jour l’abolition du droit. Il unit les provinces et lança des millions d’hommes contre cette caste de seigneurs infernaux. La guerre dura des siècles. Des millions de guerriers furent sacrifiés. Jusqu’au jour où les Rançonneurs durent se réfugier dans leur dernière citadelle. Las de cette guerre, l’un d’eux proposa une trêve aux hommes et ouvrit les portes de la forteresse. Les Rançonneurs dénoncèrent dans l’instant ce sacrilège et châtièrent le traître en lui arrachant la peau du dos. Ils le condamnèrent à errer dans les limbes, à la recherche du repos de l’âme. Puis, étreignant leurs lames d’acier, ils affrontèrent l’armée des hommes. Le combat dura de longs mois et les soldats moururent par milliers. Mais l’un après l’autre, les Rançonneurs s’écroulaient.
Grièvement blessé, le dernier d’entre eux enfourcha son coursier et parvint à s’échapper. Il se réfugia dans une cité de basalte d’où il invoqua les démons. Pour le protéger des guerriers, les démons noyèrent la cité. Tel fut le destin des Rançonneurs de Droit Divin.
Cependant, écoutez la mise en garde des anciens : « Ne peut jamais mourir, celui qui, éternellement, peut gésir. »

La représentation de la légende du Rançonneur de Droit Divin se termine à peine, qu’un incendie éclate sur la scène ! Les lampes qui éclairent la toile basculent et répandent leur huile enflammée sur les rideaux. Des gouttes de flammes ruissellent entre les planches de la scène et mettent le feu aux accessoires. Rapidement, la fumée envahit le théâtre tandis que l’ombre des marionnettes de cuir danse sur les murs.
Déjà les spectateurs des derniers rangs se sont précipités vers la sortie, mais la bousculade est telle que des lampions accrochés aux murs sont arrachés et embrasent à leur tour des décorations de papier.
Soudain, l’attention des investigateurs est attirée par le marionnettiste qui tombe de la scène en se tenant la tête. Il se relève péniblement et a besoin d’aide. Hugues, Paul et Blaine se portent à son secours. D’un geste du bras, il montre un passage dérobé situé au fond de la scène. Il conduit à un escalier menant dans une ruelle en contrebas. Alors que tout le monde a pratiquement fui le théâtre, les investigateurs peuvent éviter les flammes de l’entrée et rechercher la sécurité en empruntant le passage proposé par le Chinois.

Les investigateurs débouchent dans une petite ruelle où planent déjà des volutes de fumée. Large d’à peine deux mètres, la ruelle est encastrée entre les murs aveugles de vieux bâtiments à deux ou trois étages. À droite ou à gauche ? Riu Ru, sonné, tente de les guider et s’engage sous un porche puis descend un nouvel escalier. Après quelques détours chacun doit bien se rendre compte qu’il a perdu son orientation. Pire, il a conduit les investigateurs dans un cul-de-sac et la fumée continue d’envahir les lieux. Le groupe a simplement tourné en rond, sans vraiment s’éloigner du danger.
Riu Ru finit par entrer dans un bâtiment en précisant qu’on peut le traverser pour rejoindre un boulevard. Il pousse une porte et invite les investigateurs à le suivre.
Derrière eux, l’incendie gagne le reste du quartier.

À l’intérieur du bâtiment, les couloirs étroits forment quelques coudes. Les investigateurs se retrouvent quelque part dans les sous-sols du quartier chinois. À la recherche d’une issue, ils forcent une porte fermée par une traverse de fer.

Les investigateurs pénètrent dans une vaste salle éclairée par de rares traits de lumière venant de failles du plafond. Une très forte humidité imprègne le sol en terre battue. La première chose que peuvent entendre les investigateurs, ce sont les gémissements provenant du centre de la salle. L’horreur saisit immédiatement les spectateurs qui portent leur regard vers l’endroit d’où s’élèvent les plaintes. Il y a là cinq personnes qui forment un cercle autour d’une sixième. Chacune des cinq est horriblement entravée et subit un supplice unique.

Un buisson semble avoir poussé à l’intérieur et de part et d’autre de la première victime. Elle est figée dans une posture qui épouse les formes des branches et du tronc de l’arbrisseau. On peut apercevoir des branches saillir sous la peau et des nœuds déformer douloureusement ses membres.  La deuxième victime est suspendue à l’horizontale par des liens de métal tombant du plafond. Elle se balance à une dizaine de centimètres d’une flamme vive qui brûle ses chairs à petit feu. La troisième victime est enterrée jusqu‘au cou dans un coffre de verre cerclé de fer. Par endroit, on peut apercevoir des parties de son corps contre la vitre et une vermine grouillante dans le compost se nourrir de ses membres. La quatrième victime est allongée sur une planche hérissée de pointes et de tranchants de métal. Le poids de son corps fait s’effondrer petit à petit le long des lames, au point que nombre d’entre elles se sont déjà enfoncées dans les chairs. Un filet d’eau jaunâtre s’écoule de la bouche de la cinquième victime. On lui a enfoncé un tuyau dans la gorge relié à une citerne. Son ventre dilaté est parfois secoué de convulsion. Les suppliciés sont manifestement mourants et ne manifestent aucune réaction. Les investigateurs devinent sur le sol le dessin d’une grande étoile à cinq branches. Chaque supplicié se trouve placé sur l’une des branches du pentagramme. Il serait très imprudent de tenter de dégager ces cinq personnes sans risquer de les tuer immédiatement. Mieux vaudrait prévenir des secours disposant de moyens médicaux.
Au cœur de ce sordide spectacle se trouve prostrée une jeune Chinoise. Vêtue d’une tunique blanche, elle a le visage contre le sol, les genoux repliés sous elle et les bras étendus de chaque côté, la paume des mains vers le haut. Son corps est secoué de sanglots et de plaintes.

Paul, épouvanté par ce spectacle, préfère remonter pour retrouver ses esprits. Alexandre tente de soulager comme il peut les suppliciés en supprimant l’origine de leurs souffrances. Astrid se penche sur le cas de l’homme percé par le bois. A l’aide d’un couteau, elle pratique des incisions sur son bras pour vérifier la présence du bois… Hugues, Blaine et Riu s’occupent de libérer la jeune fille. Celle-ci est en larmes et bien, qu’elle ne semble pas avoir de séquelles physiques, son visage transpire la souffrance. Hugues prend la précaution d’abimer le pentagramme avant d’en sortir.

Hugues parle avec la jeune femme. Il apprend qu’elle s’appelle Liu Chen et qu’elle a été enlevée en Chine ! Il n’apprend pas grand-chose de plus, Liu étant totalement désorientée. Une autre issue dans la pièce permet de quitter les lieux. La porte, barricadée de l’extérieur, ne résiste pas aux efforts de Blaine. Après quelques détours, les investigateurs se retrouvent dans la rue. Les flammes au loin indiquent que l’incendie s’est propagé dans le quartier. Blaine, Hugues et Paul accompagnent Riu et Liu jusque l’hôpital e plus proche. Malgré l’heure tardive, un médecin prend en charge les deux Chinois. Riu, la tête bandée, décide de repartir chez lui pour se renseigner du sort de ses amis. Quant à Liu, le médecin préfère la garder en observation. Paul, pendant ce temps, appelle la police.

Astrid et Alexandre ne sont pas allés à l’hôpital. Astrid est retournée dans les sous-sols pendant qu’Alexandre observait les environs. Quand Astrid revint, Alexandre n’avait rien vu de particulier. Ils décident de quitter les lieux.

Paul, avant de repartir chez lui, décide de revenir sur le lieu des supplices. La police est là. Il est interrogé par un inspecteur qui prend sa déposition. Il apprend que les suppliciés ont été égorgés.

Le lendemain matin, Hughes retourne à l’hôpital. L’infirmière de garde lui apprend que Liu n’est plus là. Un groupe de Chinois peu aimable a demandé à récupérer la jeune fille.
Revenir en haut Aller en bas
http://mascarade.niceboard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les 5 Supplices - résumé des parties   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les 5 Supplices - résumé des parties
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Warhammer Auberge Estalienne - résumé des parties
» Chroniques oubliées - Résumé des parties
» Devastra - Résumé des parties
» Earthdawn - résumé des parties
» Le Ressac de Bryn Celli Ddu - résumé des parties

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Hérau(l)ts de Lambert :: LES PARTIES DE JDR :: L'Appel de Cthulhu - MesquinMan :: Les 5 Supplices-
Sauter vers: